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Crise du secteur social et médico-social : la CFE-CGC interpelle la ministre des Solidarités

Audience ministérielle du 13 avril 2026 : des échanges francs, mais des attentes fortes
Crise du secteur social et médico-social : la CFE-CGC interpelle la ministre des Solidarités

Le 13 avril 2026, la Fédération CFE-CGC Santé Social a été reçue au ministère des Solidarités à Paris, à l’initiative de la ministre. Cette rencontre s’est tenue dans un climat d’écoute et d’échanges constructifs, permettant de dresser un constat clair de la situation critique que traverse le secteur social et médico-social.

Une délégation engagée face à une crise structurelle

La délégation CFE-CGC, composée d’Ali Frain (Président fédéral) et de Xavier Deharo (Vice-Président), a présenté un diagnostic alarmant, appuyé par des données chiffrées :

  • 28 000 postes vacants dans le secteur
  • 87 % des structures en difficulté de recrutement
  • Des salaires qui ont progressé 3 à 4 fois moins vite que l’inflation sur les 30 dernières années

Ces indicateurs traduisent une crise profonde d’attractivité et de reconnaissance des professionnels.

Des blocages majeurs dénoncés par la CFE-CGC

La Fédération a mis en lumière plusieurs impasses qui freinent toute amélioration durable :

  • Le désengagement des départements dans le financement du Ségur
  • Le blocage des négociations conventionnelles, faute de financement de la CCUE
  • Des annonces gouvernementales non suivies de moyens budgétaires

Face à cette situation, la CFE-CGC a été claire :
 Il est urgent de passer des promesses aux actes.

La Fédération demande des engagements concrets, chiffrés et inscrits dans un calendrier précis, plutôt que de nouvelles concertations sans résultats tangibles.

Une alerte sur le manque de visibilité du secteur

La CFE-CGC a également interpellé la ministre sur un point essentiel :
La fragilité de la parole politique, soumise aux contraintes budgétaires et aux échéances électorales.

Ce manque de stabilité empêche toute vision pluriannuelle, pourtant indispensable pour redresser durablement le secteur social et médico-social.

Dialogue social : des avancées attendues

Sur le plan du dialogue social, la CFE-CGC a formulé plusieurs demandes structurantes :

  • Être associée en amont des réformes
  • Organiser des États généraux du secteur
  • Mettre en place, avant juin 2026, un groupe de travail paritaire sur SERAFIN-PH

La ministre a reconnu la légitimité de ces attentes, ouvrant la voie à un possible renforcement du dialogue social.

Les 3 priorités de la CFE-CGC

La Fédération a posé trois exigences majeures pour répondre à l’urgence :

1. Un financement du Ségur pour tous

Garantir un financement effectif et pérenne du Ségur, incluant l’ensemble des professionnels de la BASSMS, encadrement compris.

2. La relance des négociations conventionnelles

Obtenir le déblocage immédiat du financement de la CCUE, condition indispensable à la reprise des discussions.

3. Une trajectoire salariale durable

Mettre en place une trajectoire salariale pluriannuelle contraignante, intégrée dans les prochains projets de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

CFE-CGC : une mobilisation pour des mesures concrètes

Cette audience marque une étape importante, mais ne saurait suffire. La CFE-CGC Santé Social restera pleinement mobilisée pour obtenir :

  • Des financements à la hauteur des enjeux
  • Une reconnaissance réelle des professionnels
  • Des engagements durables et opposables

Le secteur social et médico-social ne peut plus attendre.

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