
Le 13 avril 2026, la Fédération CFE-CGC Santé Social a été reçue au ministère des Solidarités à Paris, à l’initiative de la ministre. Cette rencontre s’est tenue dans un climat d’écoute et d’échanges constructifs, permettant de dresser un constat clair de la situation critique que traverse le secteur social et médico-social.
La délégation CFE-CGC, composée d’Ali Frain (Président fédéral) et de Xavier Deharo (Vice-Président), a présenté un diagnostic alarmant, appuyé par des données chiffrées :
Ces indicateurs traduisent une crise profonde d’attractivité et de reconnaissance des professionnels.
La Fédération a mis en lumière plusieurs impasses qui freinent toute amélioration durable :
Face à cette situation, la CFE-CGC a été claire :
Il est urgent de passer des promesses aux actes.
La Fédération demande des engagements concrets, chiffrés et inscrits dans un calendrier précis, plutôt que de nouvelles concertations sans résultats tangibles.
La CFE-CGC a également interpellé la ministre sur un point essentiel :
La fragilité de la parole politique, soumise aux contraintes budgétaires et aux échéances électorales.
Ce manque de stabilité empêche toute vision pluriannuelle, pourtant indispensable pour redresser durablement le secteur social et médico-social.
Sur le plan du dialogue social, la CFE-CGC a formulé plusieurs demandes structurantes :
La ministre a reconnu la légitimité de ces attentes, ouvrant la voie à un possible renforcement du dialogue social.
La Fédération a posé trois exigences majeures pour répondre à l’urgence :
Garantir un financement effectif et pérenne du Ségur, incluant l’ensemble des professionnels de la BASSMS, encadrement compris.
Obtenir le déblocage immédiat du financement de la CCUE, condition indispensable à la reprise des discussions.
Mettre en place une trajectoire salariale pluriannuelle contraignante, intégrée dans les prochains projets de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
Cette audience marque une étape importante, mais ne saurait suffire. La CFE-CGC Santé Social restera pleinement mobilisée pour obtenir :
Le secteur social et médico-social ne peut plus attendre.