
En avril 2026, le gouvernement a annoncé la disparition progressive du terme EHPAD au profit de l’appellation « Maisons France Autonomie », avec une mise en œuvre prévue à partir de 2027.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de crise de confiance durable, marqué par :
L’objectif affiché est de rompre avec l’image négative des EHPAD et de promouvoir une vision plus positive du vieillissement, centrée sur l’autonomie.
Le gouvernement met en avant plusieurs intentions :
Toutefois, aucun financement nouveau n’a été annoncé pour accompagner ce changement.
Pour obtenir le label « Maisons France Autonomie », les établissements devront notamment :
Présenté comme un outil de soutien aux aidants, mais encore très inégalement réparti sur le territoire.
Visites sans restriction, respect de la vie privée, accueil des animaux de compagnie, déjà prévus par la loi de 2024.
Ces critères définitifs sont attendus pour septembre 2026.
Problème majeur : ces obligations supplémentaires s’imposent sans renfort budgétaire ni humain.
La CFE‑CGC SMS adopte une position clairement critique et vigilante.
Renommer les EPHAD ne modifiera ni :
Sans moyens, le nouveau label risque d’être un habillage sémantique, voire une forme de social washing.
L’accueil temporaire reste concentré dans certaines zones urbaines, au détriment des territoires ruraux ou sous-dotés.
La CFE‑CGC SMS appelle le gouvernement à changer de méthode et de priorités :
Des ratios encadrants opposables sont indispensables pour une prise en charge digne.
La qualité des soins et la sécurité des résidents passent par :
Les critères du futur label doivent être co‑construits avec les équipes de terrain et les organisations syndicales.
Pour la CFE‑CGC SMS, le passage des EHPAD aux Maisons France Autonomie ne sera crédible qu’à une condition :
des moyens, des effectifs et des garanties pour les résidents comme pour les professionnels.
Sans cela, cette réforme restera un simple changement de façade, sans impact réel sur :
Septembre 2026 constituera une étape déterminante, avec la publication des critères définitifs du label.
La CFE‑CGC SMS appelle l’ensemble des acteurs à un temps de réflexion collective exigeant, afin que cette réforme débouche sur de véritables évolutions pour le secteur médico‑social, tout en se réservant la possibilité d’engager une mobilisation collective si les réponses apportées s’avéraient insuffisantes.