
Entre manque de personnel, continuité des soins et contraintes de service, de nombreux salariés voient leurs demandes de vacances refusées ou modifiées.
Mais quels sont réellement vos droits ? La CFE-CGC Santé Médecine Social fait le point.
Oui.
Tout salarié acquiert des congés payés, généralement à hauteur de 2,5 jours ouvrables par mois travaillé, soit 5 semaines par an.
Le salarié peut prendre ses congés payés dès l’embauche.
« Les congés sont pris dans une période qui comprend dans tous les cas la période du 1er mai au 31 octobre de chaque année .»
« Le salarié a droit à un congé de deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur. »
Cependant, contrairement à une idée reçue, le salarié ne choisit pas seul ses dates de vacances.
L’employeur conserve un pouvoir d’organisation afin d’assurer la continuité de l’activité.
Dans les établissements de santé ou médico-sociaux, cette organisation est souvent liée :
Oui, dans certaines situations.
L’employeur peut refuser une demande de congés si :
« L’employeur définit, après avis, le cas échéant, du comité social et économique, l’ordre des départs en congé. »
Le refus doit toutefois reposer sur une raison objective et non sur une décision arbitraire.
Oui.
L’employeur ne peut pas gérer les congés « au dernier moment » sans règles claires.
Il doit notamment :
« Pour fixer l’ordre des départs en congés, l’employeur tient compte :
1° De la situation de famille des bénéficiaires, notamment des possibilités de congé du conjoint, du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou du concubin (…) »
Dans certains établissements, des critères de priorité existent :
Oui, dans certains cas précis.
« Les conjoints et les partenaires liés par un pacte civil de solidarité travaillant dans une même entreprise ont droit à un congé simultané. »
Cela signifie que :
peuvent demander à prendre leurs congés aux mêmes dates.
En revanche, cette règle ne s’applique pas automatiquement lorsque les deux personnes travaillent dans des entreprises différentes.
Dans ce cas, l’employeur doit simplement tenir compte de la situation familiale parmi les critères d’organisation des départs en congés.
Oui, mais pas librement.
Une fois les congés validés, l’employeur ne peut normalement plus modifier les dates moins d’un mois avant le départ, sauf circonstances exceptionnelles.
« Sauf en cas de circonstances exceptionnelles, l’ordre et les dates de départ fixés par l’employeur ne peuvent être modifiés dans le délai d’un mois avant la date prévue du départ. »
Exemples possibles :
Un simple problème d’organisation anticipable ne suffit pas toujours.
Dans certains cas, oui.
L’employeur peut imposer des dates de congés :
Mais là encore, des délais d’information doivent être respectés.
Si vous estimez que le refus est injustifié :
Dans de nombreux cas, un dialogue permet d’éviter les tensions et de trouver une solution équilibrée.
Dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, les congés d’été deviennent souvent une source de tension :
Les salariés ne doivent pas être les seuls à supporter les conséquences des difficultés organisationnelles.
Garantir le droit au repos reste essentiel pour préserver :
✔ Les congés payés sont un droit
✔ L’employeur peut refuser certaines dates
✔ Le refus doit être justifié
✔ Les congés validés ne peuvent pas être modifiés librement
✔ Les couples travaillant dans la même entreprise peuvent bénéficier de congés simultanés
✔ Les représentants du personnel peuvent vous accompagner
La CFE-CGC Santé Médecine et action Sociale accompagne les salariés du sanitaire, du social et du médico-social sur :
Parce qu’être informé, c’est déjà se protéger.