
Malgré quelques avancées annoncées, les professionnels du secteur – et particulièrement les cadres – continuent de subir un décrochage salarial et une dégradation des conditions de travail.
Pour la CFE-CGC Santé Social, cette situation est devenue structurelle et dangereuse pour l’avenir du secteur.
La DGCS reconnaît elle-même plusieurs signaux préoccupants :
Certaines mesures ont été rappelées pour 2025 :
Mais ces mesures restent fragmentées et largement insuffisantes face à l’ampleur de la crise.
Les organisations syndicales ont rappelé une réalité préoccupante :
les salaires du secteur privé non lucratif restent en moyenne 25 % inférieurs à ceux des autres secteurs pour des diplômes équivalents.
Depuis plusieurs années, la politique salariale est quasiment à l’arrêt, ce qui accentue :
Dans ce contexte, plusieurs organisations syndicales ont exprimé une forte défiance envers les pouvoirs publics, estimant ne plus attendre de réponses concrètes de ces conférences salariales.
Le regroupement d’employeurs Axess, qui représente notamment les conventions collectives du secteur sanitaire, social et médico-social privé non lucratif, a exprimé une inquiétude majeure sur l’avenir du secteur.
Les employeurs demandent notamment :
Sans financement durable, ils alertent sur un risque réel de déstabilisation du secteur associatif.
Pour 2026, les annonces de la DGCS restent principalement méthodologiques.
Parmi les mesures évoquées :
Ces annonces restent cependant loin de répondre à l’urgence salariale et sociale du secteur.
Pour la CFE-CGC Santé Social, cette conférence confirme une réalité préoccupante :
les cadres du secteur sanitaire, social et médico-social sont les grands oubliés des politiques de revalorisation.
Pourtant, ils jouent un rôle essentiel :
Malgré ces responsabilités croissantes, les cadres subissent :
Cette situation crée une double peine pour l’encadrement.
La CFE-CGC SMS considère que plusieurs mesures sont désormais indispensables :
Les cadres doivent bénéficier :
La pérennisation du Ségur et la compensation des écarts salariaux doivent inclure l’encadrement.
Les syndicats et les employeurs doivent être pleinement associés aux décisions, notamment dans :
Pour la CFE-CGC SMS : des états généraux du secteur deviennent indispensables
Face à l’ampleur de la crise, la CFE-CGC SMS appelle à l’organisation d’états généraux du secteur sanitaire, social et médico-social, avec un volet spécifique consacré à la situation de l’encadrement.
L’objectif est clair :
Pour la CFE-CGC SMS, le message est clair :
Sans décisions politiques fortes et financements à la hauteur des enjeux, le secteur risque de perdre durablement ses talents et son expertise.
« Les cadres ne sont pas une variable d’ajustement. Ils sont un pilier essentiel de nos structures et de l’avenir du secteur sanitaire, social et médico-social. »