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Fusion CHRS – CCN 66 : un basculement majeur pour le secteur social à l’horizon 2026

La fusion entre les accords CHRS et la Convention Collective Nationale du 15 mars 1966 (CCN 66) est entrée dans sa dernière phase. Imposée par l’arrêté du 5 août 2021, cette fusion doit aboutir au plus tard le 8 août 2026. Passé ce délai, faute d’accord négocié, c’est la CCN 66 qui s’appliquera automatiquement à l’ensemble des établissements et salariés aujourd’hui régis par les accords CHRS.
Fusion CHRS – CCN 66 : un basculement majeur pour le secteur social à l’horizon 2026

Un cadre juridique contraignant :

 le compte à rebours est lancé
L’arrêté du 5 août 2021 prévoit qu’à défaut d’accord dans les cinq ans, l’État engagera une fusion administrée, potentiellement moins-disante socialement. Cette échéance du 8 août 2026 impose d’avancer malgré les blocages.

Une négociation gelée puis rouverte en urgence


Les négociations avaient été gelées dans le cadre de la CCUE de la BASS, mais elles ont été rouvertes en urgence fin 2025. AXESS a alerté les financeurs sur les surcoûts, tandis que plusieurs organisations syndicales ont dénoncé l’absence de véritable négociation.

Un impact financier massif pour les établissements


La transposition des grilles et de la classification CCN 66 devrait entraîner une hausse de 5 % à 8 % de la masse salariale. Sans financement, les risques sont le gel des recrutements, la réduction des effectifs et une aggravation de la crise d’attractivité.

Les enjeux techniques de la fusion CHRS – CCN 66


Transposition des coefficients, reprise d’ancienneté, intégration des points de suggestions, forfait jour pour les cadres, disparition des RTT, revalorisations diverses : la fusion implique une réécriture profonde de

l’organisation du travail et des rémunérations.

Une inquiétude partagée :

 le financement de la fusion
Tous les acteurs reconnaissent que sans engagement financier de l’État, la fusion est irréaliste. La question du financement reste le principal blocage.

Quelle issue possible en 2026 ?


– Signature d’un accord négocié : scénario privilégié par les organisations syndicales.
– Fusion administrée : scénario redouté.
– Aucun report possible.

Position de la CFE‑CGC SMS


La CFE‑CGC SMS défend :
– le maintien du mieux-disant social ;
– une reprise d’ancienneté équitable ;
– une harmonisation transparente ;
– un financement massif de l’État ;
– la vigilance sur le calendrier pour éviter une fusion administrée.

Conclusion


La fusion CHRS–66 représente un tournant majeur. Elle peut renforcer les droits si elle est négociée loyalement et financée à la hauteur des enjeux. La CFE‑CGC SMS continuera de défendre une fusion juste, équitable et protectrice.

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