
Instabilité des politiques publiques, empilement des normes, cloisonnement des dispositifs, absence de visibilité financière…
Le diagnostic dressé par la FEHAP est sans appel.
Pour les professionnels que nous représentons, ces constats ne sont pas nouveaux :
La véritable nouveauté, c’est que les employeurs reconnaissent désormais publiquement ces dysfonctionnements.
Nous prenons acte de cette convergence.
Elle est nécessaire. Elle était attendue.
La FEHAP revendique davantage d’autonomie pour les acteurs de terrain.
Sur le principe, la CFE‑CGC SMS partage cette ambition.
Oui, les établissements et les équipes doivent pouvoir :
Mais nous le disons avec force :
l’autonomie ne peut pas devenir le nouveau visage du désengagement de l’État.
Elle ne peut pas non plus servir d’alibi à une mise en concurrence des établissements et des professionnels, notamment à travers une autonomie dérégulée en matière salariale ou de formation.
Sans cadre clair, sans financements pérennes, sans régulation nationale,
l’autonomie devient un transfert de contraintes et de risques.
Pour la CFE‑CGC SMS, l’autonomie doit être :
La feuille de route de la FEHAP contient des orientations que nous soutenons :
Territorialisation des réponses
Décloisonnement des secteurs sanitaire, social et médico‑social
Contractualisation avec visibilité pluriannuelle
Meilleure prise en compte des parcours des usagers
Ces évolutions sont indispensables.
Mais elles ne pourront réussir qu’à une condition : mettre fin à la logique de réformes sans moyens.
La FEHAP reconnaît enfin un point majeur :
la crise d’attractivité et la nécessité de revaloriser les métiers.
C’est un signal important, mais il reste largement insuffisant,car la réalité est connue de tous :
Depuis des années, la CFE‑CGC SMS alerte sur cette situation.
Aujourd’hui, elle est reconnue par tous.
Demain, elle devra être traitée concrètement.
Or, la FEHAP elle-même pointe les incertitudes sur le financement des revalorisations, notamment dans le cadre de la CCUE.
Et surtout, un constat s’impose :
l’absence historique de revendications salariales fortes de la FEHAP auprès des pouvoirs publics dans le cadre de la CC51 a contribué à la situation actuelle de paupérisation et de smicardisation des salariés.
Pendant ce temps :
Nous le disons clairement :
sans réponses salariales fortes, il n’y aura ni attractivité, ni stabilité, ni qualité durable des prises en charge.
Les négociations dans le cadre de la CC51 doivent reprendre rapidement.
Il en va de la crédibilité même de la FEHAP.
Le manifeste FEHAP marque une évolution, il traduit une prise de conscience, mais le temps des constats est révolu.
Ce que les professionnels attendent aujourd’hui :
La CFE‑CGC SMS appelle à un véritable pacte entre :
Un pacte fondé sur :
Parce que derrière chaque réforme, il y a une réalité simple :
sans les professionnels, aucun système de santé ne tient.
Oui, il faut « laisser agir ».
Mais il faut surtout donner les moyens d’agir.
La CFE‑CGC SMS restera pleinement mobilisée pour que cette feuille de route ne soit pas une déclaration de plus, mais bien le point de départ : d’une transformation réelle, financée, équitable et durable du système de santé et de solidarité.