
Le 22 septembre 2026 restera gravé comme une journée de mobilisation d’une ampleur inédite et historique au sein de la Mutualité Française Loire. Pour la toute première fois, l’ensemble des personnels s’est uni d’une seule voix pour dire stop à la dégradation continue de leurs conditions de travail et pour défendre l’avenir et les valeurs fondamentales de leur institution.
La force de ce mouvement réside dans son unité exceptionnelle. Médecins, personnels paramédicaux, soignants, accompagnants, directeurs d’EHPAD et d’établissements pour personnes en situation de handicap, professionnels de la petite enfance, cadres, personnels administratifs et salariés du siège ont débrayé ensemble.
Cette présence massive de l’ensemble des corps de métiers et des filières prouve à quel point la crise est profonde et générale. La presse locale et régionale s’est largement fait l’écho de ce rassemblement d’ampleur, soulignant la détermination sans faille des équipes sur le terrain face à une Direction Générale déconnectée des réalités.
Comme le soulignent les représentants CFE-CGC de la Mutualité Française de la Loire, le climat social s’est profondément détérioré. La santé physique et mentale des salariés est aujourd’hui directement menacée par :
· Une pression permanente et un climat de peur ;
· Une hausse critique des risques psychosociaux : burn-out, arrêts maladie, accidents du travail et détresses psychologiques, particulièrement marqués au niveau du siège ;
· Des pratiques managériales jugées brutales et des procédures disciplinaires ressenties comme arbitraires.
Face à ces alertes répétées et inutiles auprès de la direction, les élus du Comité Social et Économique Central (CSEC) ont dû mandater un expert indépendant pour évaluer les risques et faire la lumière sur les manquements aux obligations de protection de la santé des personnels.
Au-delà de la souffrance humaine, c’est l’essence même de la Mutualité qui est remise en cause. Alors que l’institution doit garantir un accès aux soins solidaire et bientraitant, les décisions actuelles, prises sans concertation et loin du terrain, fragilisent les établissements.
L’absence de vision stratégique claire bloque le développement de projets de soins cruciaux. L’exemple du remplacement du scanner de la Clinique Mutualiste cet été en est la parfaite illustration : la continuité des soins et la sécurité des patients n’ont pu être maintenues que grâce au dévouement exceptionnel des équipes médicales et de direction de la clinique, épaulées par le CHU de Saint-Étienne et le GHT Loire. Les salariés refusent de pallier indéfiniment les carences de la Direction Générale.
Pour restaurer un climat serein et pérenniser l’offre de soins de qualité auprès des usagers, nous exigeons:
1. Un management respectueux, fondé sur l’écoute, la confiance et la fin des méthodes brutales ;
2. L’ouverture immédiate d’un dialogue direct avec le Conseil d’administration, qui est resté muet face aux sollicitations répétées de la communauté médicale ;
3. Une stratégie claire, ambitieuse et concertée pour l’ensemble des structures ;
4. Un soutien concret et effectif aux projets médicaux, sociaux et médico-sociaux ;
5. Le respect réel des valeurs fondatrices de la Mutualité Française.
La Fédération CFE-CGC apporte son soutien le plus ferme et le plus total à l’ensemble des salariés de la Mutualité Française Loire. Ce débrayage et cette grève ne sont pas une attaque contre l’institution, mais un cri d’alarme indispensable lancé par celles et ceux qui la font vivre au quotidien.
La CFE-CGC restera vigilante et pleinement engagée aux côtés des équipes pour porter haut leurs revendications, faire respecter leurs droits et redonner du sens à leurs missions d’accompagnement et de soin.