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Salaires, primes et intéressement : remettre la rémunération au service de la reconnaissance du travail

Dans le secteur sanitaire, social et médico-social, la question du pouvoir d’achat et de la reconnaissance du travail reste une préoccupation majeure pour les salariés. Depuis plusieurs années, les dispositifs de rémunération variable se multiplient : prime de partage de la valeur, intéressement, participation, primes exceptionnelles ou primes liées à des objectifs. Ces dispositifs peuvent représenter un complément de revenu intéressant. Mais peuvent-ils réellement répondre, à eux seuls, aux attentes des salariés ?
Salaires, primes et intéressement : remettre la rémunération au service de la reconnaissance du travail

Une prime ne remplace pas une augmentation de salaire

La différence est essentielle.

Une prime est généralement ponctuelle ou variable. Son montant peut dépendre des résultats économiques de l’établissement, d’objectifs collectifs ou de conditions particulières.

Le salaire, au contraire, s’inscrit dans la durée. Il apporte davantage de stabilité et de visibilité aux salariés et constitue un élément essentiel de la reconnaissance des qualifications, des compétences et des responsabilités.

Dans un contexte de hausse du coût de la vie, une prime peut aider ponctuellement à préserver le pouvoir d’achat. Mais elle ne peut pas remplacer une revalorisation salariale durable.

La reconnaissance ne se résume pas à des objectifs chiffrés

Dans nos métiers, le travail repose sur des compétences, de l’expertise, des responsabilités et une forte dimension humaine.

La reconnaissance professionnelle passe donc également par :

  • la rémunération 
  • les qualifications et les compétences 
  • l’autonomie professionnelle 
  • les responsabilités exercées 
  • les conditions de travail 
  • les possibilités d’évolution professionnelle.

Réduire la reconnaissance du travail à l’atteinte d’objectifs chiffrés serait particulièrement réducteur pour des professionnels dont l’activité repose avant tout sur l’humain.

L’intéressement et les primes : un complément, pas un substitut

La CFE-CGC SMS ne s’oppose pas aux dispositifs de partage de la valeur.

Lorsqu’ils permettent une redistribution équitable des résultats obtenus collectivement, ils peuvent avoir toute leur place dans la politique de rémunération d’un établissement.

Mais ils doivent rester complémentaires du salaire.Ils ne doivent pas devenir un moyen de contourner les négociations salariales ou de repousser les revalorisations nécessaires.

Pour une politique salariale ambitieuse

Dans un secteur confronté à des difficultés de recrutement, de fidélisation et à une forte usure professionnelle, la rémunération constitue un enjeu majeur d’attractivité.

Les professionnels ont besoin de visibilité et de reconnaissance dans la durée.

La CFE-CGC Santé, Médecine et Action Sociale défend donc :

  • des salaires à la hauteur des qualifications et des responsabilités
  • des revalorisations salariales durables
  • la préservation du pouvoir d’achat
  • une meilleure reconnaissance des compétences et de l’engagement
  • un partage équitable de la valeur créée collectivement

Une prime peut récompenser un résultat. Le salaire reconnaît durablement le travail.

Pour la CFE-CGC Santé, Médecine et Action Sociale, les primes et l’intéressement peuvent compléter le salaire, mais ils ne doivent pas s’y substituer.

Reconnaître le travail, c’est le rémunérer à sa juste valeur.

 

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